• My Hipster Christmas - Mag Maury

     J'ai voulu tenter une romance légère... grosse déception

    L'histoire:

    Il déteste Noël, elle adore… ça démarre mal !
    À Liverpool, le Barbershop Hipster Maniac est une institution. Tenu par trois amis barbus et tatoués, c’est l’endroit idéal pour écouter du bon rock, se faire tailler la barbe et boire un coup !
    Sauf que pour Line, c’est aussi le début des ennuis. Pour commencer, à son arrivée dans le quartier, elle a embouti la voiture de Jordan, l’un des trois barbiers. Ensuite, elle a découvert qu’ils étaient voisins de commerce… et de palier !
    Impossible donc d’échapper à cet homme au regard de braise, au corps imposant de muscles et de tatouages… et au caractère insupportable !
    Il l’attire, la repousse, joue avec elle, mais le pire, c’est qu’il déteste Noël… alors que c’est la période préférée de Line !
    À coups de décorations lumineuses, de baisers enflammés et de répliques cinglantes, la guerre est déclarée !

    Ce livre est une grosse déception pour moi (oui, encore).
    J'avais vu énormément de commentaires enthousiastes sur cette histoire, mais lorsque je l'ai commencé, j'ai eu beaucoup de mal à y trouver des points positifs.


    J'ai pesté régulièrement pour les oublis de virgules :

    « Quand tu veux ma belle » => correction :
    « Quand tu veux, ma belle »

    « Calme-toi Line » => correction : «  Calme-toi, Line »
    « Mais qu'est-ce que je fous là bordel » => correction : «   Mais qu'est-ce que je fous là, bordel»

    « Bonne nuit la croquette » => correction : «   Bonne nuit, la croquette »
    « C'est juste un petit rhube Jordan, rien de grave » => correction : «    C'est juste un petit rhube, Jordan. Rien de grave »

    Je ne vais pas tout relever, le texte en est truffé. Bravo la correction de la maison d'édition... je dis ça, je dis rien...

    Ensuite, l'auteur se trompe 2 fois de mots (sur les 9 chapitres sur 33 que j'ai lu) :

    « Habiter à proximité de la boutique me semble beaucoup plus pragmatique. » => Hum... « pratique » plutôt, non ? Parce que cela n'a pas pas tout à fait le même sens (même s'ils sont synonyme dans certains cas) :
    pragmatique = qui est adapté à l'action fondée sur la pratique / qui préfère voir les choses de façon concrète / qui favorise la pratique (et non pas la praticité !!)
    pratique = commode, ingénieux (dans ce sens-là)
    Bref, c'est peut-être chipoter, mais honnêtement, quand on lit la phrase, on fronce les sourcils.

    « Sonny s'approche et m'invective rapidement.
    — Tu nous présentes, Jordan ?
    »

    invectiver = injurier quelqu'un... Je cherche encore les injures dans ce petit passage.
    Ce n'est pas les seuls cas, j'ai relevé 2 ou 3 autres mots mis à la place d'un autre.

     
    Et là je me demande : où est le boulot de la ME ? Est-ce un roman mal traduit ?
    Bref... je pourrais passer sur ces détails si j'avais aimé l'histoire.

    L'intrigue en elle-même pas mal : 2 personnes qui se rencontrent, se chamaillent et finissent par s'attirer. Un classique, mais qui marche... quand c'est bien écrit ! Mais là, on vogue de clichés en clichés :

    Mademoiselle est... je vous le donne dans le mille : orpheline ! Doublement même, puisqu'elle a perdu ses parents, est élevé par son grand-père et celui-ci meurt (d'où l'histoire). Bon ok, passons...
    Mais en plus d'être orpheline et chiante (mais gentiment chiante), elle est presque parfaite et va lire des histoires aux enfants malades dans les hôpitaux (vous avez entendu parler des Mary Sue ?)
    A part ça, c'est une cruche (censée attirer la sympathie du lecteur...) qui enrage envers le héros mais qui a les jambes qui tremblent dès qu'elle respire son odeur (encore une qu'a pas tirer un coup depuis trop longtemps). Elle a des réactions exagérées par rapport aux faits... et c'est saoulant.

    Le héros, quant à lui, a un sombre secret, qu'on devine quasiment dès le début... qui n'est pas un secret, mais une blessure. Et donc, il ne veut plus aimer parce que ça fait trop mal (ouais ok, ça pourrait éventuellement le faire, mais c'est un tout petit peu décevant et surtout plus cliché, tu meurs).
    Monsieur est cyclothymique ou bipolaire (au choix) tellement il change de comportement d'une seconde à l'autre. Et malheureusement, ces changements d'humeur sont mal amenés : trop rapides, pas assez de psychologie et de sentiments/sensations. Il rigole avec l'héroïne, et d'un seul coup, l'envoie balader... Je pense qu'il va falloir retravailler la psychologie du personnage.

    Avec ça, nous avons des seconds rôles tous beaux... mais genre BEAUX !! Pas juste un peu mignons, non : des mannequins en puissance. On est censé mouiller notre culotte en les voyant... sauf moi, parce que les grands barbus tatoués, ça me saoule un peu (on trouve que ça depuis quelque temps).
    L'auteur a vainement essayé de leur donné un caractère différent, mais je trouve que ça tombe à l'eau : ils sont tous sympas et cools et surtout super serviables. Le pote et la copine aussi sont sympas, cools, gentils, serviables, agréables, tout mimi tout plein.

    Bref, les personnages, je les ai trouvé tous clichés, jusqu'au garagiste bedonnant "aux mains graisseuses" (parce qu'on ne peut pas imaginer un garagiste autrement).
    Ah, et n'oublions pas le cliché du mec à poil, une serviette autour de la taille, qui enlève la buée du miroir pour s'y regarder (comme dans les films)... manquerait plus que la fille sonne à ce moment là et qu'elle soit toute chose à le voir ainsi vêtu.

    On peut également noter de jolies répétitions :

    « A chaque fois que l'on passait devant, le son du carillon du père Noël se faisait entendre, suivi d'un "Merry Christmas" d'une voix de père Noël »

    « Fébrilement, je me saisie du verre qu'il me tend [...] »

    « Mes joues s'enflamment violemment face à l'insolence dont joue si bien Jordan. »

    Mon avis : trop de père Noël tue le père Noël... sinon, y'a Antidote, c'est super pratique pour les répétitions.
    Autre reproche : le texte étant bourré de participes présent, il en devient désagréable à lire :

    « Ma question le prenant sans doute au dépourvu, il hausse un sourcil tout en caressant sa barbe puis passe sa main dans ses cheveux. Ce geste a pour conséquence de faire remonter le bas de son tee-shirt, dévoilant ses abdos fermes dessinant un V plongeant sous la ceinture de son jean. »

    2 phrases, 3 participes présent, un gérondif et un adjectif verbal... Ce qui rend la phrase extrêmement lourde (et ce n'est pas la seule, le texte en est truffé).
    Donc, contrairement à d'autres puristes, je ne suis pas contre les PP... à condition de les utiliser avec modération et à bon escient.
    Bref, la qualité de l'œuvre s'en ressent vraiment.

    Viennent ensuite les répliques un peu lourdes, du type :

    « — Tiens, Jordan, tu ne veux pas tenir mes boules pendant que je cherche les guirlandes ?
    — Et toi, tu ne veux pas tenir les miennes ?  »

    Et oui, il l'a dit...

    « «,

    Je rajoute en vrac : des héros plats, sans consistance, peu de profondeur dans les personnages, quelques fautes, quelques erreurs de typo, des réactions disproportionnées ou en retard (sérieux, elle met vraiment 5 min pour revenir lui faire remarquer que sa réflexion est déplacée ?), tournure de phrase pas terrible (« Cela fait quelques jours qu'on s'évite avec Jordan  »), l'auteur qui semble étaler ses connaissances (on a droit à « lumbersexuel  » en long, en large et en travers... ah, ces nouveaux mots à la mode... ; on a droit aussi à tous les noms de rues, des boutiques et des pubs, au livre le + traduit au monde, etc). Il y a aussi l'histoire des sms qui dure beaucoup trop longtemps ou cette manie de mettre des mots anglais en + du titre (ça pue le français ou quoi ?)... heu, ai-je dit que j'avais moyennement apprécié cette histoire ? 

     

    Bref, pour moi cette histoire ne mérite pas les louanges qu'on lui porte. Je suis vraiment déçue que le public ne sache pas faire la différence entre quelque chose de vraiment bon, et cette littérature fast food.
    En plus, quand on voit que l'auteur ose vendre jusqu'à l'extrait de son livre (le fameux teaser sur lequel se sont fait avoir certains lecteurs), j'ai juste envie de dire : vive l'argent et engrossons les Maisons d’Éditions...

     

    Ma note :




     

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